Confrérie du Hareng du Hareng Côtier de Berck sur Mer

Histoire de la Confrérie

La Confrérie est une Association de la loi 1901.

Elle fut créée en mai 1991 à l’initiative de Maurice Miny et de trois de ses amis : Gérard Cauchois, Paul Maillard et Marc Molin.
Cette confrérie a pour but de perpétuer et promouvoir tradition de la marine berckoise avec l’un de ses produits : le hareng côtier. Parrainée par M. Boissière Jacques, Président de la Fédération Européenne des Confrérie Gastronomique, elle tenait son premier chapitre le dernier samedi du mois de novembre 1991.
Aujourd’hui, on compte un peu plus de 70 membres : grands maîtres, chevaliers et sympathisants. Tous se réunissent le dernier samedi de novembre à Berck sur mer au restaurant « Chez Mireille » pour le grand chapitre : rencontre de différentes confréries et intronisation de grands maîtres de celles-ci et de nouveaux chevaliers et membres sympathisants.
Cette équipe formidable, soudée, dynamique, développant un esprit d’amitié, invite tous ceux et celles, amoureux des traditions, à venir rejoindre la Confrérie du Hareng Côtier pour déguster ce noble poisson et grossir les rangs afin de perpétuer ces coutumes locales dans un esprit de convivialité.




L’insigne de la Confrérie a été réalisée

par l’Abbé Pierre-Marie,

grâce à des récupérations de bombes de la dernière guerre.




LE BATEAU BERCKOIS, AU TEMPS DE LA VOILE

PETIT HISTORIQUE :
Il faut savoir qu’au Moyen-âge jusqu’à l’aube de l’époque contemporaine, la pêche représentait la principale source de revenus de ses habitants, et cela grâce à un bateau dont l’histoire de cet outil essentiel reste bien mal connue.
Ce bateau berckois, appelé « le Flobart » doit sa renommé aux photographes et aux peintres qui fréquentèrent la ville de Berck de 1880 à 1914. Autrefois, sa caractéristique était une marine d’échouage, définie par l’absence de port en eaux profondes.
CARACTERISTIQUES :
Les bateaux berckois se distinguent par leurs proportions, ils ont une très forte largeur par rapport à la longueur, qui avec leur fond plat, donnent à leur proue une forme de museau arrondi, ce qui permet de les différencier de ceux d’Equihen ou d’Hastings (situé en Grande-Bretagne). Ces coques massives plates permettent une grande stabilité sur le sec et l’étanchéité est assurée par goudronnage et doit être maintenue par de fréquents « réchauffages », c'est-à-dire que le goudron est ramolli puis réétalé. Cette opération, qui se déroulait sur la plage, inspira de nombreux artistes comme Jan Lavezzari, Eugène Boudin, Ludovic Lepic et bien d’autres…
Les Flobarts possèdent un gréement de type « bourcet-malet », dépourvu de grand mât central. L’espace ainsi libéré favorise l’utilisation des avirons et la manipulation des appareils de pêche.
La dérive en sapin, longue d’un peu plus de deux mètres, coulisse dans un « puits » décalé sur le côté droit de la quille en hêtre, pour ne pas gêner le rabattement du grand mât à l’échouage, cette dérive se situe au niveau du tiers avant du bateau.
A l’arrière, l’écoute du bourcet coulisse sur une barre forgée en arceau, nommée overlope, et la miche supporte le « matrait », mât de la voile de bourcet ou grand mat, lorsque celui-ci est rabattu.
DU PLUS ANCIEN AU PLUS RECENT :
Les plus anciens bateaux berckois, les plus mal connus, étaient des bateaux dépourvus de pont et pratiquant la pêche aux cordes, d’où le nom de cordiers creux. Les avirons traversant les sabords, trous ronds en haut de coque, étaient actionnés par les marins assis sur les bancs (jusqu’à huit « banc de nage », soit 16 avirons). Leurs performances étaient très réputées.
Les plus récents, les bateaux demi-pontés ont leur partie avant fermée jusqu’au niveau du puits de dérive. Leur forme massive et haute, de moyenne ou de petite taille les distinguent des cordiers creux.
Les « grands pontés » ont une longueur qui varie de 8 à 13 mètres et sont capables d’emmener plus de 20 hommes d’équipage. Ce genre de bateau était pourvu d’un pont recouvrant le poste d’équipage et diverses cales pour le poisson et l’appareillage de pêche. Seuls les grands pontés possèdent un cabestan, utilisé pour le relevage de la « tessure », ensemble de filets liés les uns aux autres pour la pêche aux harengs.