Confrérie du Hareng du Hareng Côtier de Berck sur Mer
Présentation des différents costumes berckois.


Le costume du matelot diffère si celui-ci reste à terre ou s’il part en mer mais également en fonction du temps.
En semaine : flanelle, chemise, caleçon long, gris ou beige et gilet de laine. Par-dessus, le matelot porte une vareuse à col dolman fermée par un seul bouton, un pantalon de laine noir ou bleu. Un foulard autour du cou et autrefois le matelot portait des sabots en bois puis en cuir et de nos jours, de grosses chaussures. Pour protéger la tête, le matelot avait un bonnet phrygien, remplacé par la suite par un bonnet rond à quartier, avec oreillettes et visière rabattue sur le devant, appelé le « bonnet berckois », ou tout simplement un bonnet de laine.
En mer par mauvais temps : le matelot mettait une grande vareuse de toile huilée qui arrivait au ras des bottes, recouvrant le pantalon fait de grosse toile taillée dans du « borset » (morceau de voilure). Les bottes sont des cuissardes en cuir qu’il ne portait qu’à bord du bateau, car vu le poids de celles-ci, si le matelot tombait à l’eau, impossible pour lui de survivre. Il portait également une grande veste en drap clair très épais, dit « De Mouy », près de Beauvais, c’est un tissu de laine chaud et imperméable à l’eau de mer ou à la pluie, cette veste, au large capuchon, enveloppait entièrement les matelots et leur permettaient de dormir, est appelée « Capou ». Sur la tête, un chapeau de marin imperméable dont le bord arrière se rabattait sur le cou et appelé « Suroit »
Dimanches et jours de fêtes : le matelot endossait sa vareuse en toile bleue, sur un pantalon en drap noir ou bleu. L’été , autour du cou, un foulard noué avec des petits carreaux marine et blanc. L’hiver, un cache-nez et une visière sur la tête.
En grande cérémonie : nouvelle année, ducasse (fête foraine), mariage, ils portaient une chemise blanche à coins cassés et quelquefois, un nœud papillon.
Au fur des années, le costume a évolué. Le capou a disparu avec les anciennes barques à bancs. La toile en caoutchouc a remplacé la vareuse de laine, qui était moins onéreuse que le cuir.
Aujourd’hui les marins en mer sont en ciré jaune, du chapeau aux bottes, comme les matelots de toute l’Europe.
Costume des matelots.


La verrotière se protégeait surtout du froid.
Pour cela, elle portait deux jupons : l’un de couleur rouge dit PICHOU, pour être aperçu de loin, même par temps brumeux, et au-dessus, un deuxième jupon de tissu foncé, en toile ou en laine appelé GARTIU. Elle avait une grande chemise en toile de coton blanches, à manches courtes ; sur la chemise, un corselet noir sans manches, de grandes poches amovibles en toile, dites FOUILLOUSSES, où elle mettait clefs, mouchoirs, tabac à priser. Les mollets étaient protégés par des chaussettes sans pied, dites HOUSETTES. Sur la tête une CALIPETTE, petit bonnet rond enveloppant les oreilles en coton blanc ou à pois noir. L’hiver, elle se couvre d’un CARACO, sorte de veste boutonnée sur le devant et descendant sur les hanches.
Dimanches et jours de fêtes : les matelotes étaient habillées en noir: caraco noir, en laine, satinette ou soie. Jupe noire plissée derrière et plate devant, dessus un tablier plissé en belle soie noire avec un large ruban nouée devant. Elle portait la calipette qui était remplacée les jours de fêtes par une coiffe de lingerie fine en dentelle, présentant sur le devant des godets et nouée sur le menton par un large ruban de dentelle formant bouffettes. Quelques-unes portaient des mouchoirs au-dessus de la calipette, fichu en soie brodé blanc ou à petits pois noir ou bleu, et se nouant devant ou derrière. D’autres se paraient d’un grand châle en cachemire. Elles avaient aussi des bas de laine et des sabots légers appelés TRINETTES, dont le dessus était en cuir repoussé. Les souliers vernis revinrent par la suite.
Pour sortir : elle mettait une mante dite « mante de Berck » en drap de MOUY noir avec un grand capuchon rond, et nœud de ruban noué derrière le capuchon. Sur la tête, une coiffe de cérémonie couvrant la nuque et retombant sur la poitrine, fermée par un ruban de soie en résille, appelée BACHELIQUE.